Pour illustrer mon dernier poème sur la lune, j'ai simplement cherché le mot-clé "lune" dans l'extraordinaire galerie web (bénévole) d'art contemporain Nicole's Museum (lien en bas de l'article) et j'en ai trouvé des dizaines. J'en ai choisi 32.
Puis je me suis dit qu'il fallait le mettre en musique. J'ai retrouvé quelques enregistrements privés de Bach et Rachmaninov interprétés par ma femme Véronique Baron, pianiste et hop j'ai fait ce petit montage vidéo.
Le plus drôle dans tout ça, si l'on peut dire, c'est que je n'ai plus de voix mais alors plus du tout ! Je ne sais hélas combien de temps cela va durer. Cela fait donc un message susurré. J'espère que vous aimerez quand même !
Voir également la mise en scène mosaïque dans Galerie Amavero
la lune pleure
je n’irai pas décrocher la lune
je la laisse dans le ciel
pour que perdurent mes rêves
les soirs de grise mine
quand je lève la tête
et m’imagine
un monde moins dur
aux vallons embrumés
bleutée au loin
dans mes nuits d’insomnie
elle m’envoie de son coin
des mots d’amour attendris
ni astre ni matière
sphère gonflée
des émotions du monde
aspirées par elle
depuis des siècles
la lune n’est que prières
supplications espoirs
larmes et joies
ne pas la prendre
dans ses bras
qu’elle reste là-haut
au chaud
à nous regarder
la tête penchée
quel plaisir alors
de suivre en pensée
sa courbe dans le ciel rose
pour que la nuit durant
respirant autre chose
que le fardeau des âges
mon âme légère
s’élève jusqu’à elle
comme une feuille d’or
libérée de la gravité
vous ne le saviez pas
la lune parfois
verse une larme
mais ça ne se voit pas
ces nuits-là elle se cache
au fond des nuages
aujourd’hui la lune est triste
elle chante lasse
seuls les cœurs tendres
peuvent entendre son sélène soupir
il dit
pauvres humains
je vous aimais bien
mais vous avez cassé votre jouet
plus rien ne sera comme avant
aujourd'hui je ne peux retenir
ni les vents de l’enfer ni les raz de marée
vous mourrez par l’eau et par le feu
que vous n’avez pas su contenir
la lune c’est affreux
une nuit bientôt
va nous dire adieu
couchée pour de bon
loin du regard des hommes
implosant de mille cratères
aplatie comme une serpillère
alors sur terre
la mer en furie
pourra lâcher
ses vagues énormes
et les vents tourbillonner
comme des siphons
libérant les tsunamis
de la fin du monde
regardez bien
la lune pleure
ce soir en coin
sur le malheur
Texte de Luc Fayard illustré par 32 œuvres d'art contemporain
Artistes sur l'affiche (de gauche à droite et de bas en haut)
Gani Kistauov, Whelan, Paul Lancaster, Federico Garcia-Lorca, Yuri Laptev, Phyllis Jackson, Annie Stegg-Gerard,Adrian Borda, Hector Acevedo, Arseniy Lapin, Kashinath Chawan, Linda Vachon, Domenico Amato, Michel Naze, Mils Bertho, Josep Guinovart, Rithika Merchant, Richard Chalmers, Dominika Morariu, Barbara Allaert
La source principale des illustrations: Nicole's Museum
Puis je me suis dit qu'il fallait le mettre en musique. J'ai retrouvé quelques enregistrements privés de Bach et Rachmaninov interprétés par ma femme Véronique Baron, pianiste et hop j'ai fait ce petit montage vidéo.
Le plus drôle dans tout ça, si l'on peut dire, c'est que je n'ai plus de voix mais alors plus du tout ! Je ne sais hélas combien de temps cela va durer. Cela fait donc un message susurré. J'espère que vous aimerez quand même !
Voir également la mise en scène mosaïque dans Galerie Amavero
la lune pleure
je n’irai pas décrocher la lune
je la laisse dans le ciel
pour que perdurent mes rêves
les soirs de grise mine
quand je lève la tête
et m’imagine
un monde moins dur
aux vallons embrumés
bleutée au loin
dans mes nuits d’insomnie
elle m’envoie de son coin
des mots d’amour attendris
ni astre ni matière
sphère gonflée
des émotions du monde
aspirées par elle
depuis des siècles
la lune n’est que prières
supplications espoirs
larmes et joies
ne pas la prendre
dans ses bras
qu’elle reste là-haut
au chaud
à nous regarder
la tête penchée
quel plaisir alors
de suivre en pensée
sa courbe dans le ciel rose
pour que la nuit durant
respirant autre chose
que le fardeau des âges
mon âme légère
s’élève jusqu’à elle
comme une feuille d’or
libérée de la gravité
vous ne le saviez pas
la lune parfois
verse une larme
mais ça ne se voit pas
ces nuits-là elle se cache
au fond des nuages
aujourd’hui la lune est triste
elle chante lasse
seuls les cœurs tendres
peuvent entendre son sélène soupir
il dit
pauvres humains
je vous aimais bien
mais vous avez cassé votre jouet
plus rien ne sera comme avant
aujourd'hui je ne peux retenir
ni les vents de l’enfer ni les raz de marée
vous mourrez par l’eau et par le feu
que vous n’avez pas su contenir
la lune c’est affreux
une nuit bientôt
va nous dire adieu
couchée pour de bon
loin du regard des hommes
implosant de mille cratères
aplatie comme une serpillère
alors sur terre
la mer en furie
pourra lâcher
ses vagues énormes
et les vents tourbillonner
comme des siphons
libérant les tsunamis
de la fin du monde
regardez bien
la lune pleure
ce soir en coin
sur le malheur
Texte de Luc Fayard illustré par 32 œuvres d'art contemporain
Artistes sur l'affiche (de gauche à droite et de bas en haut)
Gani Kistauov, Whelan, Paul Lancaster, Federico Garcia-Lorca, Yuri Laptev, Phyllis Jackson, Annie Stegg-Gerard,Adrian Borda, Hector Acevedo, Arseniy Lapin, Kashinath Chawan, Linda Vachon, Domenico Amato, Michel Naze, Mils Bertho, Josep Guinovart, Rithika Merchant, Richard Chalmers, Dominika Morariu, Barbara Allaert
La source principale des illustrations: Nicole's Museum
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